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Les métiers popularisés par la blockchain

Virgile Heuraux
13/6/2023
3 min de lecture

Vous êtes-vous déjà demandé à quoi pouvait ressembler le marché de l’emploi blockchain dans une dizaine d’années ?

C’est une question délicate, mais très intéressante quand on prend le temps de la réflexion. Dix ans plus tôt, on n’imaginait pas les réseaux sociaux avoir une place aussi importante dans nos vies personnelles et dans le monde des entreprises. On n’imaginait pas non plus l’intelligence artificielle faire des progrès aussi fulgurants avec toutes les nouvelles offres d’emploi que cela crée.

Même la blockchain possède sa part de miracle, si on compare l’écosystème d’aujourd’hui à celui d’il y a 10 ans. Bien que 90% des métiers relatifs à la blockchain sont semblables à ce qu’on peut trouver dans la Fintech, il n’empêche que certaines activités considérées comme marginales auparavant sont en voie de devenir des vrais métiers, et dans cette édition, nous allons en citer trois d’entre eux.

Les métiers qui vont être présentés dans cette édition ne réinventent pas la roue. Ce sont des activités qui existaient déjà auparavant, mais qui étaient soit trop marginales pour devenir une profession à part entière, soit exercées par une stricte minorité à cause d’un accès extrêmement sélectif. La blockchain a simplement créé un nouveau marché qui suscite de nouveaux besoins.

Stratégiste DeFi

L’être humain à de tout temps cherché à optimiser les rendements qu’il pouvait obtenir en fonction des moyens à sa disposition, et la finance décentralisée n’échappe pas à cette règle. Dans la DeFi, tous les utilisateurs cherchent à optimiser leurs rendements par l’intermédiaire de l’activité économique d’un protocole, ou par le biais d’une subvention peu importe sa forme. On appelle ce phénomène le “yield farming”.

Ce que vous venez de voir ci-dessus est ce qu’on appelle une “boucle de farming”, c’est-à-dire une utilisation de plusieurs tokens sur plusieurs protocoles différents de façon à obtenir le meilleur rendement possible. Il est possible de voir ce genre de schéma sur les réseaux sociaux, partagés par des personnalités telles que Marc Zeller ou Crypto Farmeur. 

Mais au-delà du partage sur les réseaux sociaux, il existe une véritable industrie liée à ces boucles de farming, tenue essentiellement par des plateformes d’échange et des sociétés financières comme Forge, une filiale de la Société Générale consacrée aux cryptomonnaies.

Ces sociétés emploient un personnel dédié à plein temps au Yield Farming, et ce pour plusieurs raisons :

  • Les meilleurs rendements sont obtenus via des stratégies bien plus complexes que celles qu’on peut trouver sur les réseaux sociaux
  • Les stratégies de Yield farming sont complètement différentes en fonction du risque toléré et du capital mobilisé
  • Il est vital de mettre à jour ses stratégies régulièrement (plusieurs opportunités de farming peuvent surgir au cours d’une seule journée)

En quoi est-ce un métier ?

Dans les faits, le métier de stratégiste a toujours existé dans la finance traditionnelle. Chaque banque possède une section qui réalise divers prêts et emprunts de manière à maximiser les revenus perçus grâce à leur capital. Mais ce métier est peu mis en lumière dans notre société et son accès est très restrictif.

La finance décentralisée a permis à de nombreux particuliers de découvrir ce métier, et les utilisateurs adeptes de stratégies de farming peuvent y trouver des opportunités professionnelles.

Devenir “scholar” dans les jeux blockchain

C’est un terme qui a été démocratisé lors de l’avènement du jeu vidéo sur la blockchain en 2021, plus précisément lors du succès retentissant d’Axie Infinity, le jeu qui a permis de lancer cette tendance. Sur ce jeu, il était nécessaire d’avoir une équipe de 3 Axies pour jouer, mais les utilisateurs n’avaient pas forcément les moyens de les acquérir.

Pour faciliter l’accès au jeu, des systèmes de “scholarship” ont été mis en place, dans lesquels les propriétaires souhaitant déléguer leur équipe sont mis en relation avec des joueurs prêts à jouer avec. C’est un système gagnant-gagnant : les joueurs obtiennent gratuitement une équipe d’Axies prête à combattre, et en échange de ce service les propriétaires reçoivent une partie des ressources monétisables que les joueurs gagnent avec.

Depuis, certains projets blockchains ont été conçus pour devenir des plateformes de scholarship. Actuellement, la référence en la matière est Merit Circle, une DAO qui permet de mettre en relation des joueurs et des propriétaires de ressources nécessaires pour jouer sur plusieurs jeux différents. L’écosystème francophone n’est pas en reste puisqu’il y a Blackpool, un projet qui fait à la fois plateforme de scholarship et fonds d’investissement dédié aux NFTs.

En quoi est-ce un métier ?

Dans les jeux vidéo en général et plus particulièrement les MMO (Massive Multiplayer Online), il y a toujours eu un marché secondaire dans lequel des particuliers cherchent à acheter/vendre des objets virtuels ou avoir accès à des services moyennant de l’argent réel. On peut prendre pour exemple Entropia, Runescape, World of Warcraft ou encore Animal Crossing pour la vente d’objets virtuels. Et dans le cas des services, le premier qui vient en tête des joueurs est le “eloboost”, pratique consistant à payer un particulier pour jouer sur notre compte afin de faire monter son classement sur un jeu compétitif.

Mais ce marché secondaire est dangereux car les risques d’arnaques sont très élevés, et les sociétés de jeu vidéo refusent catégoriquement ces pratiques. Axie Infinity (malgré sa déchéance) a été la preuve à grande échelle que la blockchain peut donner un cadre adapté à ce marché, et que participer à l’économie d’un jeu vidéo peut devenir un vrai métier, sous condition que cette économie soit pérenne.

Limier on-chain

Si on a une confiance aussi importante dans la blockchain, ce n’est pas seulement grâce à la technologie sous-jacente. C’est aussi grâce à tous les utilisateurs qui sont capables d’identifier et de signaler des données anormales. Les limiers on-chain en font partie. Leur activité consiste à reporter les transactions et interactions de smart contracts considérées comme suspectes, puis d’approfondir les investigations lorsqu’il s’avère que ces dernières sont malveillantes.

L’outil de prédilection du limier on-chain est l’explorateur de blocs. En effet, toutes les données de toutes les transactions y sont stockées pour pouvoir suivre les adresses suspectes. Mais les réseaux sociaux comme Twitter et Discord sont aussi très utilisés pour interroger directement les personnes impliquées et poser des noms sur les adresses.

Le limier on-chain de référence dans le milieu est ZachXBT, qui signale régulièrement des adresses suspectes et qui publie aussi des rapports détaillés sur les affaires qu’il a traités : quel est l’historique on-chain du suspect, quel outils ont été utilisées, quelles méthodes ont été employées…Tout y passe.

En quoi est-ce un métier ?

Les autorités de contrôle ont toujours existé pour surveiller les flux financiers, c’est simplement l’infrastructure qui a changé. Avec la régulation imminente des cryptomonnaies dans différentes régions du monde et le nombre croissant d’institutions financières qui se lancent dans la blockchain, les compétences des limiers on-chain seront de plus en plus sollicitées.

Jusqu’à présent, les limiers on-chain vivent essentiellement des dons des utilisateurs qui les remercient pour leurs services, ainsi que des “Gitcoin Grants”, des événements organisés par Gitcoin dans lesquels les utilisateurs peuvent financer des projets qui y sont présentés. Bien que l’univers crypto voit la régulation d’un mauvais œil, c’est une opportunité exceptionnelle pour les limiers on-chain de faire valoir leurs capacités, sans mentionner le besoin des organismes de régulation de monter en compétences dans ce domaine.

Comme vous pouvez vous en douter, il ne s’agit que de quelques exemples parmi tant d’autres, et on ne connaît pas encore toute l’étendue des métiers que la blockchain peut créer. Mais l’émergence de ces métiers donne l’impression que l’on vit une révolution industrielle en ce moment même, avec toutes les opportunités mais aussi tous les risques qu’il peut faire surgir sur l’emploi en général.

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